• La cabane de l'ours (suite 1)

     

    .........Des traces de sang sur les carreaux et le chambranle prouvent que l’animal s’est blessé en entrant, des poils blancs accrochés aux verres brisés nous confirment que c’est bien un ours blanc qui  est responsable de ce méfait ainsi que les énormes empreintes sanguinolentes déposées  sur le lit. À l’intérieur tout est saccagé, les provisions éparpillées, les meubles brisés. À l’extérieur nous avons beau scruter les environs la forme aperçue plutôt a disparu, sans doute des replis de terrain nous empêche de la voir.

    Nous continuons notre progression, le paysage est parsemé de petits lacs marécageux bordés de linaigrettes. Des rennes fréquentent cette toundra ainsi que l'attestent les nombreux bois qui jonchent le sol. Les bois, caducs, tombent chaque année - en novembre, décembre chez les mâles - au printemps chez les femelles. Nous arrivons  au sommet de la falaise, beaucoup d'oiseaux sont déjà partis  et ont  entamer leur périple migratoire, mais,  nous pouvons observer à loisir, des macareux à la face de clown , des  élégants guillemots à miroir dans leur livrée noire aux ailes tachées de blanc,  des mouettes tridactyles accompagnées de gros poussins au plumage grisâtre et duveteux.

     

    La cabane de l'ours (suite)

    Des pétrels, volants au raz de la falaise, nous frôlent à chaque passage et n’hésitent pas à planer face au vent qui forcit subitement.  En les observant ainsi, nous avons l'impression qu’ ils affrontent les courants défavorables par  pur  plaisir, ou par jeu.  Les lointains sont magnifiques , les couleurs irréelles, mais le temps change brusquement comme souvent en ses parages, le ciel s’obscurcit et un fort vent glacial se lève.

    Il nous faut rentrer, mais  nous ne parvenons pas à joindre notre bateau par radio et celui-ci à du mal à nous retrouver.  Les eaux du fjord, tout à l'heure si tranquille, sont maintenant agitées et de petites vagues courtes et écumeuses se précipitent vers la plage ou nous attendons le canoë venant nous récupérer. Une fois de plus l’abordage ne se fait pas sans frayeur,  le voilier ne peut pas s'approcher de la côte et s'ancrer, car le vent est trop violent et drosserait celui-ci contre les rochers. Déjà vu, déjà vécu.........

     

     

    La cabane de l'ours (suite)

    La cabane de l'ours (suite)

    LAGOPEDE (OU PERDRIX DES NEIGES)

    La cabane de l'ours (suite)

    BECASSEAU

    « La cabane de l'oursLA COURSE TOUS UNIS TOUS UNIQUES »

  • Commentaires

    1
    nil
    Lundi 30 Décembre 2013 à 14:26

    la merde!

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :